Plusieurs pays revendiquent la paternité de la pêche à la mouche. Louis Carrère a
découvert la description de modèles noyés dans l'ouvrage d'un moine espagnol du Moyen-
Mais, pour mettre tout le monde d'accord, les chercheurs n'affirment-
Les lignes utilisées à cette époque était faites de crins de cheval tressés et elles étaient de la même longueur que la canne (env. 2 mètres).
Au XVème siècle, Wynkyn de Worde publia le premier ouvrage important sur la pêche nommé Book of St Albans. Mais Dame Juliana Berners, à cette époque, décrivait déjà douze mouches artificielles, toutes pouvant se référer à un insecte naturel précis, dont Beatis Rhodani, Rhithrogena Germanica, une perle, une autre éphémère, ainsi que la femelle d'un imago rouge d'éphémère.
Au XVIIème siècle, furent élevés les premiers oiseaux spécialement pour leurs plumes servant à confectionner des mouches artificielles.
En 1653, Izaak Walton écrivit son fameux ouvrage «parfait pêcheur à la ligne» et en 1681, James Chetham, dans son «Mecum du Pêcheur», recommandait de confectionner les mouches artificielles au bord de l'eau, afin de disposer des modèles naturels, et, donnait une liste de soies, poils et plumes que le pêcheur devait emporter dans son sac.
A cette époque et jusqu’à l’arrivée des moulinets, la ligne était directement fixée au bout de la canne. Cette dernière était longue, souvent de 18 pieds et la méthode de la mouche fouettée n’existait pas encore, la canne était simplement abaissée à la surface de l’eau et cette technique s’appelait le Dapping.
Dès la seconde moitié du XVIIIème siècle, on vit apparaître les premiers moulinets furent utilisés pour la pêche à la mouche et c’est à la fin du XIXème siècle que la canne en bambou refendu (6 pans) a fait son apparition. C'est Hiram Lewis Leonard de Bangor dans le Main (USA) qui mit la première fois cette canne sur le marché.
Le gut, aussi appelé « crin de Florence » provient des glandes séricigènes du vers à soie. Après étirement et traitement (carbonate soude, chlore ou eau oxygénée) elles donnent des brins d’environ 40 cm, qui ont la faculté, une fois mouillés, de couler facilement et d’être pratiquement invisibles. Ce qui permettait aux moucheurs de confectionner des bas de ligne performants bien avant l’arrivée du nylon.
Peu importe au demeurant, l'essentiel étant que ce sport magnifique a subi victorieusement l'épreuve du temps, qu'il s'est affiné toujours davantage au fur et à mesure que se perfectionnait l'art des confectionneurs et s'approfondissait la science des entomologistes.
A l'instar des grandes et vieilles maisons qui s'annoncent avec un juste orgueil fondées en 1820, la pêche à la mouche peut se proclamer bien des fois centenaire, donc solidement armée contre ses détracteurs, ses relaps, ses traîtres et ses pratiquants maladroits.
Tout pêcheur connaît le principe : la truite, et avec elle d'autres poissons moucheurs,
ombre commun, saumon de fontaine, chevaine et vandoise, ablette et gardon (c'est
intentionnellement que l’on ne cite pas le saumon, qui ne s'alimente pratiquement
pas en eau douce), se nourrit en partie d'insectes surtout aquatiques (éphémères)
et accessoirement terrestres ; la truite s'en nourrit pour des raisons assez mystérieuses,
car pour son appétit cela représente peu de chose! Mais pourquoi fait-
En observant les poissons on en ouvrant leur estomac, l'idée devait venir aux pêcheurs de monter d'abord sur leur hameçon l'une de ces proies naturelles si appréciées, puis, pour parer à leur fragilité et à la difficulté de se les procurer et de les conserver vivantes ou fraîches, d'en faire des imitations plus ou moins réussies, avec des matériaux aussi finement colorés, aussi légers, transparents et brillants que le sont les corps, les ailes et les pattes des insectes en question. Etant donné la variété des formes et des couleurs, l'habileté des imitateurs avait de quoi s'exercer !
Le premier principe de la pêche à la mouche artificielle, c'est de présenter aux
poissons moucheurs et surtout au plus séduisant d'entre eux, la truite, des imitations
aussi fidèles que possible de ce qui constitue son menu de prédilection. Sans doute
les premiers pratiquants de cette pêche aux faux-
C'est que ces faux-